
OMINOUS FUNK et DYSTOPIA
Création 2012 Festival Aire de Jeu
2 au 7 février 2012
Festival Aire de jeu
Les Subsistances, Lyon
Invitée par les Subsistances à travailler sur l’œuvre du compositeur américain David Lang, Maud Le Pladec a choisi de créer deux opus chorégraphiques à partir de Cheating, Lying, Stealing et Stick Figure. Ces deux opus constituent la première étape d’un projet au long cours autour du collectif Bang On A Can, fondé en 1987 à New York par David Lang, Julia Wolfe et Michael Gordon.
Extrait d’un entretien de Maud Le Pladec par les Subsistances :
«David Lang, a dit qu’il avait écrit Cheating, Lying, Stealing pour évoquer ses défauts, un sentiment déshonorant, une mauvaise image de lui-même. En partant de ces propos, j’ai proposé à Julien Gallée Ferré d’aller à l’encontre de sa formation de danseur, de travailler contre ce qui constitue sa danse. D’habitude, la dramaturgie de mes pièces se base sur l’architecture de la pièce musicale. Ici, je tente autre chose. Je vais faire ce que je n’ai pas l’habitude de faire ! Je vais aborder la danse et la musique à contre-courant ! (…) Pour Dystopia, il n’y aura pas de danseurs ! Ce sont les musiciens que je vais mettre en lumière.»
Conception et chorégraphie : Maud Le Pladec
Musiques : Cheating, Lying, Stealing et Stick Figure de David Lang interprétées en live par les élèves du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon
Interprétation: Julien Gallée Ferré
Création lumières : Nicolas Marc
Production : Association Léda / Coproduction : Les Subsistances (Lyon), l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson (Vincennes)
POETRY
Création 2011 Festival Mettre en Scène.
Après le mystérieux Professor, Maud Le Pladec poursuit son exploration chorégraphique de la musique de Fausto Romitelli. L'expressivité de cette œuvre hybride, tramée d'harmoniques spectrales et de riffs sauvages en fait un laboratoire propice aux expérimentations. Pour le deuxième volet de son diptyque, elle a branché sa danse sur Trash TV Trance – bijou convulsif pour guitare électrique. Avec Poetry, l'exubérance narrative de Professor laisse place à une abstraction minutieuse : il ne s'agit plus de « traduire physiquement TOUT ce que l'on entend », mais plutôt de ciseler des écarts, des rythmes : laisser glisser musique et mouvements côte à côte à la manière d'un paysage, jusqu'à former un territoire mouvant pour l'écoute. Pour enserrer les corps dans une toile vibratoire, le musicien Tom Pauwels s'est saisi de cette partition saturée, redoublant ses boucles, étirant sa matière tourmentée. Tel un burin, la guitare creuse l'espace scénique, l'élargit, transmet aux interprètes un courant continu qui les anime, et diffuse dans les membres une lente modulation d'états. Présences obsédantes mais discrètes, flirtant avec les lisières, Maud Le Pladec et Julien Gallée-Ferré jouent avec l'essence répétitive du son, variant les manières de s'y glisser ou de s'en extraire, épousant son incessante métamorphose. Icônes fragiles, en friction avec les ritournelles et les larsens qui déchirent le continuum, ils cheminent vers un ailleurs, une fréquence commune. Entre le corps-noyau du guitariste agité de soubresauts et le corps automate des danseurs, tour à tour angoissant, méditatif ou burlesque – se dessine une ligne d'horizon : le point de fuite d'un possible unisson entre les gestes, la musique et les mots.
texte de Gilles Amalvi
Conception et chorégraphie : Maud Le Pladec
Musique : Fausto Romitelli (Trash TV Trance), Tom Pauwels (création originale)
Interprétée par : Maud Le Pladec, Julien Gallée Ferré, Tom Pauwels / Créé en collaboration avec : Sylvie Mélis (création lumière), Alexandra Bertaut (création costumes), Fabrice Le Fur (régie générale), Nicolas Marc (régie lumière), Eve-Anne Joalland (régie son), Enora Rivière (regard extérieur), Aurélien Richard (regard extérieur)
Remerciements : Nicolas Couturier, Caroline Ablain, Julie Pareau
Production : Association Léda / Coproduction : : Théâtre National de Bretagne, Mettre en Scène 2011 (Rennes), Le Musée de la Danse-Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne (Rennes), Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l’Accueil/Studio Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Franche-Comté, Nouveau Théâtre de Montreuil -Centre Dramatique National / Avec le soutien : du Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Bretagne), de la Région Bretagne, de la Ville de Rennes, de l’Adami, de la Spedidam et de l'Arcadi
PRESSE
À propos de Poetry…
« L’idée vient de travailler sur des séries de rythmes tirées successivement de la partition et à partir desquelles les danseurs calent des séries de motifs gestuels. (…) Alors qu’on entend Trash TV Trance avec ses accords, les danseurs sont guidés par des pulsations. (…) L’oscillation progresse. Jusqu’à n’en plus pouvoir. Refaire pour refaire. Refaire et refaire. Dans l’intensité de la répétition, la matière échappe. »
Charlotte Imbaut « Partition pour une transe » in Mouvement n°61 oct-déc 2011
(L’article dans son intégralité est disponible en pièce jointe)
A propos de Professor…
« Avec une assurance évidente, Maud Le Pladec croise une mythologie vaguement rock avec l’arsenal du théâtre. On en sort saisi »
Philippe Noisette in Les Inrockuptibles 15 juin 2010
« Avec Professor, Maud Le Pladec propose un regard singulier et original sur les rapports entre la danse et la musique (…) et s’installe avec aplomb dans le paysage chorégraphique. »
Delphine Goater « Musique incarnée » in Resmusica 31 mai 2010
« Le mérite de ce trio n’est donc pas de vouloir expliquer quoi que ce soit sur le rapport entre la danse et la musique, mais au contraire de montrer à quel point on peut encore y trouver du mystère, et donc un vrai plaisir ».
Thomas Hahn in Danser juillet 2010